Etre puissant(e) ou être fort(e) ?

Etre fort(e) : c’est le mot d’ordre de notre société.

Sous-entendu, si tu n’es pas fort(e)… c’est que tu es faible.

Ah oui, vraiment ? Mais c’est quoi la force en fait ? Et si notre société confondait puissance et force ? Vulnérabilité et faiblesse ?

Alors, il vaut mieux être puissant(e) ou être fort(e) ?

Portrait robot du "sois fort(e)

Résister, tenir bon, endurer, se contrôler, se maîtriser… Etre fort(e), c’est ne pas montrer que c’est difficile, que ça fait mal, et que nous allons mal. Surtout ne pas craquer !

C’est faire « comme si » de rien n’était. Faire bonne figure, porter un masque pour que nos soucis, nos ennuis ne se remarquent pas.

Rester souriant, avenant, disponible, efficace et productif, à tout prix. Dans notre travail, pour notre famille, nos proches…

Rien ne doit transparaître. Pas d’émotions, pas de crise, et surtout, surtout, pas de larmes. Honte à celui ou celle qui ose montrer ses larmes !

Une petite déprime ? Allez, prenez-moi ces cachets histoire qu’on n’en parle plus.

Sois fort(e) : l’image à tout prix

C’est ça, la version actuelle de « sois fort(e) ».

Comme si nous étions un gentil petit robot qui traverse sa vie en gambadant de fleur en fleur, sans une égratignure.
Un foutu héros, une wonder woman imperturbable, quoi qu’il arrive.

Donc, si vous ne respectez pas ces règles de savoir vivre, c’est que vous êtes faible, lâche, incapable de vous maîtriser. Quand on ne parle pas d’hystérie !

On ne pardonne rien à ceux-là. On les juge durement et on ne leur fait pas confiance.

Et nous payons très cher cette injonction de toujours donner une image impeccable de nous-même.

Nous faisons tout pour ne pas craquer…
Nous acceptons des choses que nous ne devrions pas accepter.
Nous croyons faire preuve de « souplesse » et courbons le dos… alors qu’en fait nous avons peur, nous n’écoutons pas nos besoins et nous nous soumettons.

Nous intégrons de nombreux comportements qui sapent notre énergie et notre estime de nous-même.

Jusqu’à ce que ça craque de toute part. Et là, plus possible de faire semblant !

Retour à la puissance et la vulnérabilité

A la force, je préfère la puissance.

Etre puissant(e), c’est être pleinement connecté(e) à nous-même : à nos besoins, nos ressentis, nos sentiments…

C’est oser agir et s’exprimer à partir de notre centre, de qui nous sommes vraiment.
Sans nous soucier du regard et du jugement des autres.
C’est avoir conscience de nos limites, et être capable de les poser clairement, à nous-même et aux autres.

Quand c’est trop, c’est trop. Pourquoi vouloir à tout prix continuer lorsque ce sont notre intégrité, notre corps, notre santé qui sont en cause ?

Qu’est-ce que nous croyons prouver en fonctionnant comme des machines déconnectées de nous-même pour faire plaisir à l’autre, quel qu’il soit ? Notre conjoint(e), notre manager…

Etre puissant e), c’est dire notre vérité : oui quand c’est oui, non quand c’est non, stop quand ça suffit.

La puissance honore la vulnérabilité, qui est la véritable force.  

Parce que nous ne sommes pas au top tout le temps.
C’est normal, et nous n’avons collectivement rien à gagner à maintenir ce mode de fonctionnement qui nous déshumanise,  nous déconnecte de nous-même.

Vous avez envie de contacter votre puissance ?
Je vous propose un exercice adapté de mon accompagnement accessible librement ici.

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