Etre parfait ou pas, telle est la question

Comme le dit l’adage, la perfection n’est pas de ce monde. Nous le savons tous, et pourtant beaucoup d’entre nous s’escriment à la rechercher dans de nombreux domaines de notre vie.

Comme tout est relatif, chacun a sa propre vision de la perfection, ses propres critères d’évaluation. Ce qui semble parfait pour l’un n’attirera que mépris pour un autre, qui vise beaucoup plus haut.

Nous pouvons vite entrer dans une surenchère et, comme un hamster dans sa roue, pédaler encore et encore, de plus en plus vite, pour aller plus loin, encore plus loin, toujours plus loin… Cette course à la perfection est sans limite… car sans objet.

Comme l’a dit Salvador Dali : « Ne craignez pas la perfection, vous ne l’atteindrez jamais ». J’adôre !!!

Et si vous vous aimiez comme vous êtes ?

La "suffisamment bonne mère"

J’adore cette expression du pédopsychiatre anglais Winnicott, qui parle de la mère « suffisamment bonne ». Une mère n’a pas à être parfaite, mais à faire de son mieux : offrir à son enfant les meilleurs soins, la meilleure attention, le meilleur amour… Faire de son mieux sous entend qu’il est possible de faire des erreurs, de ne pas toujours être à la hauteur.

La « suffisamment bonne mère » à la fois « bonne et mauvaise », selon les moments. Pour l’enfant, sortir de la fusion idéale d’avec sa mère et la reconnaître dans ces deux aspects est une étape essentielle de son développement… C’est aussi un premier pas pour reconnaître qu’il a aussi cela en lui, du bon et du mauvais.

Pour une mère, cela revient à accepter d’être une mauvaise mère par moment, ce qui est très culpabilisant pour la plupart des femmes. Elle voudrait être une bonne mère en permanence… ce qui est une forme de recherche de perfection.

Le mieux est parfois l’ennemi du bien

Ce qui vaut pour une mère et son enfant vaut pour nous tous, d’abord dans notre relation à nous-mêmes.

Pouvons-nous accepter d’être « suffisamment bons » ? C’est-à-dire accepter en bloc nos hauts et nos bas, nos facettes lumineuses comme nos facettes sombres, nos ressources et nos points de blocage… De ne pas toujours être au top et de ne pas viser à la perfection dans la réalisation de nos projets ? Pouvons-nous accepter d’être humain ? De faire des erreurs, ce qui fait partie de tout processus d’apprentissage ? Simplement et pleinement humain… donc imparfaits.

Cette recherche est comme une fuite en avant, et nous empêche de vivre le « suffisamment bon », qui est le plus souvent à notre portée. Attendre de trouver le/la partenaire idéal, le travail idéal, la maison idéale qui correspond à tous nos critères… en gros, le meilleur moyen d’être perpétuellement insatisfait.

Cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas chercher à nous améliorer, à bouger et à évoluer. Cela ne signifie pas non plus que nous devons nous contenter de peu, d’objectifs et de résultats moyens. Vouloir le meilleur, vouloir se surpasser est un moteur et nous donne de l’énergie. Tout est une question de limites, et aussi d’intention.

Est-ce que je peux m’accueillir et m’accepter tel que je suis, ici et maintenant, dans un amour inconditionnel ? Pourquoi est-ce que je veux parfait ? Qu’est-ce que cela dit de moi ? De mon sentiment de ma propre valeur, de l’image que je veux montrer aux autres ?

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